Commentaire de la décision de la chambre disciplinaire de première instance d’Île-de-France de l’Ordre des médecins, n° C.2024-8943, audience du 20 janvier 2026, rendue publique le 27 février 2026.
Une décision attendue
Le SNOF dénonce depuis plusieurs années le développement de plateformes qui proposent, sous couvert de «télémédecine», un parcours de correction visuelle où l’examen est réalisé par un opticien et l’ordonnance signée à distance par un ophtalmologue qui n’a jamais vu le patient ni échangé avec lui. La Chambre disciplinaire de première instance d’Île-de-France vient de qualifier sans ambiguïté cette pratique : elle ne relève ni de la téléconsultation, ni de la téléexpertise, et constitue un manquement caractérisé aux principes fondamentaux de la déontologie médicale.


